| gazinière, immigration, et liberté (!?) à New York |
| Écrit par Gaëlle Gentil | |
| 01-10-2009 | |
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New york ??? ça va vite, très vite. Et provoque comme un grand black out sur le site citoyenne du monde. En effet, tous les jours je me disais "ce soir je fais un article" et tout les jours la ville me rattrapait. Après une nuit passée dans l'avion pour traverser d'Ouest en Est les USA, nous voilà débarquées dans la big apple avec virginie. Pour sortir de JFK, du facile, un sky train qui nous emmène à une station de métro, puis le métro pour arriver sur la first avenue dans l'east village de Manhattan, le coeur de l'action. Bon à ce stade, on n'avait pas dormi de la nuit et le RDV pour récuperer les clés de l'appart de loc est comme ... une grosse douche froide. L'appart correspond difficilement aux photos: sale et surtout une gazinière qui se révèle être simplement un engin de mort ! Je vois déjà les gros titres du new york times " 3 françaises se suicident au gaz de ville au coeur de new york" Car oui il y aurait eu moyen. L'objet du délit est simplement une antiquité que je prends en premier lieu pour un objet art déco kitsh. Même au fin fond des hautes alpes chez les paysans les plus reculés la pièce de collection a disparue depuis 15 ans. Bon, celle-ci devient plus tolérable quand, après avoir fait le tour des hotels du quartier virginie ne sort rien en dessous de 160 $ par nuit. Ok, on mangera des hamburgers (au point où en sont les kilos on est plus à ça près!) La Nat arrive directement de paris avec son enooorme sac vide qu'elle monte avec difficulté dans les 6 étages de l'immeuble. Ok, le ton est donné et le shopping new yorkais s'annonce comme un sport de haut niveau ici. Mais comme on n'est pas (que) des filles comme ça, on s'acquittera d'un "city pass" pour les musées à 69 $. Culture vous avez dit culture ! Les premiers jours seront chauds et je ne quitte toujours pas les tongs, oui, même dans la capitale de la fringue. Et nous voilà parties pour la statue de la liberté et Ellis Island. Il faut savoir que la statue de la liberté est fermée au public et que l'on ne peut accéder qu'au socle de celle-ci. Et si vous doutez encore des règles de sécurité au US, nous on commence à comprendre ce qu'il se passe de ce côté-là quand une patrouille escorte le ferry touristique, nerveusement, mitraillettes sur le pont. Petit rappel de cette dame qui fut offerte par les Français en 1886, pour célébrer le centenaire de la déclaration d'indépendance américaine et en signe d'amitié entre les deux nations. Sur le coup, de petits gars comme Bartholdi et Eiffel... Et en fait, elle est beaucoup moins impressionnante que dans les super-productions américaines, un petit 92 m de haut, elle n'a rien de surnaturelle. Et ça tombe bien car ce n'est pas vraiment pour elle qu'on est dans le secteur... On est là pour un petit rappel sur l'immigration.Ellis Island est un énorme bâtiment qui servait de point de chute des courageux, despespérés, fugitif ou autres qui voulait repartir de zéro sur le nouveau continent. Ellis Island c'est des pas d'errants, des corps fatigués d'avoir voyagé entassés dans des bateaux insalubres, des vies qui se jouaient sur un examen médical qui tenait plus du hazard qu'à la science ou sur un examen de 29 questions. Entre 1892 et 1954,12 millions d'immigrants ont arpenté les couloirs de ce bâtiment et monté les marches pour accéder au premier étage comme premier test médical. Puis en 1924, c'est les immigrants indésirables et les condamnés qui ont continué de déposer leurs graffitis sur les murs en attente d'un devenir. Aujourd'hui Ellis Island, c'est des bâtiments édulcorés à l'américaine (et oui, en matière de "no fat" aux US, on trouve l'histoire) Un musée au sol qui brille. Mais si on pousse les rideaux depuis la salle centrale on peut alors facilement imaginer l'époque et les témoingnages d'immigrants donnent froid dans le dos tout comme les visages des photos usées. Au bout de tout cela, un escalier qui descend sur trois portes. Celle de droite était destinée aux personnes qui partaient vivre une nouvelle vie dans les autres états que celui de NY, celle du milieu attendait les personnes qui ne verraient rien de plus que cette salle et finiraient en prison ou expulsés, et celle de gauche c'est celle des immigrants qui commenceront leurs vie à New York. Nous avons pris celle de gauche.
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c'est chouette en tt cas ...
